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FASHION // L’ÉTHIQUE C’EST CHIC AVEC ETHIPOP

C’est l’histoire de 2 filles, Anais et Laura, qui décident d’allier leurs connaissances et leurs réseaux pour monter ensemble ETHIPOP : le projet génial du premier concept store éthique et éco-responsable de Paris.

Nous les avions rencontrées une première fois à l’Atelier Meraki (on vous a déjà parlé de ce lieu) il y a quelques mois. Anaïs et Laura se ressemblent, elles sont solaires, ont un bagout du tonnerre et on a tout de suite voulu en savoir plus. Rendez-vous est pris au Café Crème, et on peut vous dire qu’on n’a pas vu passer le temps en leur compagnie. On s’est raconté nos vies, on a (beaucoup) ri, on s’est étonné du parcours de chacune, finalement c’était assez fou de se retrouver réunies toutes les trois autour de cette table. Alors bien sûr, ça fusait dans tous les sens, parce qu’on a eu mille choses à se dire sans réfléchir. On devait avoir l’air de moulins à paroles, ou tout simplement heureuses de se rencontrer. Voilà leur parcours et leur projet.

Les Récupérables  par Lucie Sassiat

Les Récupérables par Lucie Sassiat

Anaïs Dautais Warmel, c’est elle l’électron libre du duo. Elle a grandi dans une famille de hippies, elle déménage souvent, s’adapte facilement à son environnement…
Elle découvre la mode très tôt, sa grand-mère lui apprend la couture, le tricot. Elle a un peu ça dans le sang, en fait.
Après avoir suivi un cursus de langues et commerce international à la fac en France, elle finit son cursus dans la Bahia au Brésil. Elle y découvre le travail artisanal local et la récup. Que ce soit de l’aluminium ou du plastique, tout peut être récupéré pour en faire d’autres objets.
Ce qui est assez surprenant chez Anaïs, c’est qu’elle a fait ses armes dans des domaines très opposés : de la participation d’organisation d’évènements d’un squat artistique « La petite Rockette » au service de presse du Festival de Cannes, elle apprend beaucoup et se sent à l’aise partout. C’est assez naturellement que La petite Rockette lui ouvre sa propre friperie « La toute petite Rockette » dans le 11ème il y a 3 ans, elle y récupère des vêtements et l’idée lui vient vite de les modifier, les remettre au goût du jour, on est loin de la customisation. Car nous parlons là de recréer totalement un vêtement à partir d’un tissu existant. Dans cet endroit qui est le sien, les gens se tutoient, Anaïs conseille, discute, fait des prix. Les codes ont changé, ici on fait dans l’humain, pas dans le business. Et ça plaît.

Les Récupérables naissent de cette envie. Pour se faire, elle s’associe avec une couturière- styliste Maylis Mignot , crée des collections entières et Lucie Sassiat (qui n’est pas inconnue pour Balthazare Magazine) prend les commandes de l’identité visuelle de la marque.

Les Récupérables  par Lucie Sassiat

Les Récupérables par Lucie Sassiat

Laura Brown, quant à elle, est la face plus carrée, plus posée de ce duo, avec un background impressionnant. Ses parents venant du Liberia se sont installés en France à sa naissance. Son père, ancien sportif de haut niveau, avait une boutique de vêtements de sport. C’est donc par ce biais « commerçant » qu’elle découvrira la mode. Elle aussi fait des études de commerce international et de communication et découvrira le milieu associatif très vite, auquel elle restera d’ailleurs très attachée. Elle fait ses études entre Maastricht et Avignon, et partout elle monte des festivals, mêlant vie associative et concerts.
En 2009, elle pose ses valises à Paris, travaille quelques temps dans une start-up immobilière et en 2011
elle entre à l’Institut Français de la Mode où elle apprend l’histoire de la mode, fait mille rencontres et assimile beaucoup de connaissances qu’elle utilise encore aujourd’hui au quotidien.
Son stage de fin d’études, elle le fait au Printemps de la mode, endroit où les challenges commerciaux rencontrent l’humain. Pendant 2 ans, elle gère des équipes, y organise les premiers cocktails animant les marques du 3ème étage de la mode femme, motivée et challengée par le directeur commercial France Printemps. Elle donne tout, apprend beaucoup, ne s’arrête jamais. En 2014 c’est le burn-out. Sa guérison ? La Californie. Los Angeles et San Fransisco seront sa planche de salut. Elle y prend le soleil, fait du yoga, prend le temps de redécouvrir la musique dans les festivals qu’elle aime tant.
Depuis, Laura a monté Ethipop, une communauté de créateurs de mode éthique et responsable dont elle se fait la porte parole. Elle monte des Pop Up stores et entraine tous ces créateurs à imaginer un futur ensemble.

Ces deux là se sont rencontrées dans la boutique d’Anaïs « La Toute Petite Rockette » qui devient un refuge pour Laura, une bouffée d’air frais, de création et de bonnes ondes. L’idée de monter un projet ensemble leur traine dans la tête depuis quelques temps et puis, un jour elle trouvent enfin le projet qui allait les porter toutes les 2 :
Un concept store éthique et responsable à Paris, cela afin de créer une communauté de créateurs qui aiment la mode, la font et se sentent responsables du futur de la planète. La dimension humaine est primordiale pour les filles, le travail se fait dans la bonne humeur et c’est si rare à voir.

Elle viennent d’ailleurs de lancer une cagnotte sur Ulule pour les aider à financer ce magnifique projet. Pour l’occasion, Les récupérables ont créé toute une gamme de pochettes et totebag vraiment canons mais aussi deux modèles phare des Récupérables « Kimona » et « QuiTourneQuiTourne ».

On est impatient de découvrir ce nouveau concept store Ethipop, avec en figure de proue la marque éthique et responsable d’Anaïs, Les Récupérables.

Et en attendant vous pourrez découvrir leur projet mercredi soir à l’Atelier Meraki autours d’un verre à partir de 18.30 au 14 – 16 rue Neuve Popincourt 75011 Paris. L’évènement avec toutes les infos et aussi venir essayer les pièces jeudi 17 et vendredi 18 à l’Atelier Meraki de 14.00 à 17.00.

1 Comment

  1. Anita Warmel says

    Bonjour,
    Je viens faire une petite rectification, Anaïs n’a pas été élevée dans une famille hippie, mais dans une famille ouverte à l’art et où chacun est mis en valeur dans ce qu’il est mais en fait n’est-ce-pas cela être hippie, aussi.
    Salutations,
    Anita,

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