CULTURE
Leave a comment

« L’OPÉRA DU MONDE » DE CHRISTINE SPENGLER À LA MEP

Mardi 5 avril. 11h30. Le ciel bleu parisien sans l’ombre d’un nuage fleure bon le printemps. Mais j’en profiterais plus tard, je me rends au vernissage de la Maison Européenne de la Photographie (MEP pour les intimes) qui consacre une rétrospective au travail de Christine Spengler.

Femme photographe et plasticienne connue pour ses reportages en noir et blanc dans des pays en guerre (Tchad, Cambodge ou Iran), celle qui se définit comme la « défenseuse des opprimé-es et des justes causes » retranscrit dans son travail son envie de faire triompher la vie sur la mort (le suicide de son frère Eric sera un événement marquant dans sa vie professionnelle puisqu’il lui lègue son appareil photo). Au cœur de son travail, on retrouve des portraits et des scènes desquels se dégage la vie au milieu du chaos ainsi que des photomontages réalisés au retour de reportages difficiles entourés d’objets, de plantes ou de détails ultra colorés. «Grâce à ces photomontages colorés, vous êtes toujours vivants et vous m’accompagnez partout», a-t-elle écrit sur un mur de l’exposition sur lequel figure quatre photos de ses proches disparus.

Travail singulier et coloré, les photos de Christine Spengler reflètent la dureté des XX et XXIème siècles, sa personnalité aux multiples facettes mais apportent aussi une réflexion sur les liens ténus existants entre l’intime et l’Histoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *