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NEW EXCLUSIVE MIXTAPE BY AURÉLIE //

Pour notre seconde mixtape exclusive nous avons demandé à Aurélie de la faire, elle a sauté de joie et s’est mise tout de suite au travail. Cette mixtape fut diffusée lors du vernissage de la première exposition Balthazare Magazine le 11 juin. Et elle a fait l’unanimité !

Aurélie a commencé à mixer il y a plus de 10 ans. Elle est aussi née avec une classe naturelle, personne ne dira le contraire. Sauf peut-être elle. C’est la force tranquille. La sensibilité aussi, parfois extrême, qui la pousse sans cesse à aller vers l’excellence. Rencontre avec une dj passionnée, honnête et surtout humaine.

Peux-tu me raconter ton parcours musical?
La première fois que j’ai vu un dj c’était au milieu des années 90, j’avais 13 ans, en club gay à Porto au Portugal. Je passais mes étés dans les boites de nuit à me dire que ça devait être vraiment bien d’avoir comme travail de faire danser les gens.
Pendant mes études à Paris, je travaillais le soir dans un bar du Marais, « Les Scandaleuses », dans lequel il y avait tout le matériel nécessaire au Djing. Après mon service je restais dans le bar, au sous sol, et je m’entraînais jusqu’à 4-5 heure du matin. On m’avait donné des vieux vinyles que je n’aimais pas mais qui m’ont servi à apprendre les bases. Jusqu’au jour où j’ai pu me payer mes Technics MK2 et ma table de mixage. J’ai pu continuer à apprendre à mixer chez moi.

Comment es-tu entrée dans le collectif Cancan ?
Je suivais le collectif sur MySpace et c’était réciproque. Un jour ils m’ont proposé une date et le soir même Maxime Iko me proposait de faire partie du collectif ! C’était exactement ce dont j’avais envie à ce moment là !

Où trouves-tu ton inspiration ? Tu as des sites de référence pour trouver de la musique ?
Oui plein ! C’est un vrai travail de fourmi et c’est la partie du travail que je préfère. Je vais de blogs en blogs, d’artistes en artistes. C’est toujours un peu le destin qui t’amène au morceau que tu vas aimer et utiliser.

Te rappelles-tu ton premier mix ?
Oh oui ! C’était une soirée organisée sur la Péniche Alternat. J’avais absolument tout préparé, il n’y’avait aucune improvisation. Mon casque était complètement pourri et j’avais revêtu ma plus belle chemise du dimanche (elle éclate de rire). J’étais complètement pétrifiée, j’ai dû bousiller tous les diamants tellement je tremblais

Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ton travail ?
La réaction du public. Les gens ont toujours une réaction différente en fonction du lieu, de l’heure, du moment et tu es obligé de t’adapter. C’est ce qui est génial, aucune soirée ne se ressemble.

Qu’est-ce que tu détestes ?
L’état dans lequel je me mets avant chaque mix, je suis exécrable!

Peux-tu me raconter ton meilleur souvenir ?
La première fois que j’ai joué au Rex Club lors de la première soirée Cockorico. J’avais une peur bleue, c’était moi qui jouais la première. Les gens sont arrivés tôt et étaient en feu. J’ai eu la chair de poule plusieurs fois. C’était magique

Peux-tu me raconter ton pire souvenir ?
Un ingénieur du son qui ne vient pas, un branchement impossible à faire , le logiciel Traktor qui plante et tu te retrouves comme une conne devant une salle pleine à ne pas pouvoir jouer … ou pire, tu n’as que six vinyles avec toi pour jouer pendant 1h30.

Où rêves-tu de mixer ?
J’aimerais beaucoup jouer au Lux à Lisbonne.

As-tu un rituel avant de jouer ?
Oui, j’envoie balader ma copine et mes amis proches !

C’est quoi ton alcool préféré ?
Le vin rouge et seulement un bon Bourgogne !

C’est quoi ta drogue ?
Le sport !

Quels sont tes projets ?
Je vais jouer sur le char « Lesbo Truck » pour la Gay Pride cette année ! J’ai tellement hâte !

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