PORTRAITS
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RENCONTRE AVEC INGRID // LA PLUS BADASS DES PROFS DE PILATES

Je suis plus du genre à finir mes apéros à 4h du mat qu’à m’inscrire dans une salle de sport ; donc lorsque j’ai découvert que toutes mes copines qui sont comme moi étaient devenues accro aux Pilates, même les plus flemmardes, j’ai voulu savoir comment c’était possible.
C’est à ce moment-là que j’ai rencontré Ingrid, la plus cool des profs.

En 2015, elle enseigne le Pilates pour les urbains, pas forcément sportifs, qui ont des rythmes de vie qui les empêche souvent de prendre soin d’eux. Ingrid propose alors une méthode simple : apprendre à se reconnecter à son corps et arrêter de le maltraiter.
Derrière ses cheveux roses et son sourire XXL, Ingrid est une prof intraitable, qui ne lâche rien et sait susciter en vous l’envie, toujours dans la bonne humeur !

 

Photo Cokney

Mais comment est-elle devenue instructeur Pilates ?
Nous l’avons rencontrée et elle nous a parlé de son parcours … Étonnant.

Ingrid a grandi à Madrid, puis dans la région nantaise.
Petite fille menue, peu populaire et bonne élève. Malgré les bonnes notes, l’école se révèle être un vrai calvaire pour elle. Son seul exutoire est la danse : « je mettais de la musique dans ma chambre et je dansais, seule ».
Puis, dans la revue Danse Magazine, elle découvre qu’il existe des internats consacrés à sa passion.
Elle entre au Conservatoire de Nantes, puis intègre celui d’Avignon, ce qui ne l’empêchera pas d’obtenir son Bac avec mention.
Mais, parce qu’elle ne correspond pas aux critères de sélection de l’école, elle est renvoyée.
«On m’a traité de grosse vache pendant toute l’année» nous confie t-elle.

Photo Cokney

 

Ingrid retourne à Nantes et s’inscrit en fac de chimie : «j’ai pris la file d’attente où il y avait le moins de monde parce qu’il faut bien faire quelque chose». La chimie n’étant définitivement pas son truc, elle se réoriente en biologie, danse dans une compagnie en parallèle et poursuit jusqu’en master. Elle déménage finalement à Paris pour se spécialiser en nutrition.

Photo Marine Saiah


La vie Parisienne.

Son diplôme en poche, elle va de job en job et trouve finalement une vraie satisfaction à travailler dans la restauration, sans jamais quitter les petits projets chorégraphiques. Être serveuse, c’est danser entre les tables, jongler avec les plats et rencontrer des personnes différentes tous les jours. Mais, comme tous les métiers physiques, les douleurs au dos arrivent très vite.
Elle découvre alors le Pilates grâce à une amie. Ce sera la révélation. Plus qu’un sport, c’est un mode de vie qui lui ressemble.
Prendre soin de soi, s’écouter, aller au bout de ses capacités, mais sans jamais malmener son corps.

Elle suit la formation californienne « BASI Pilates » qui compte plus de 100 studios à travers le monde. Cela lui permet d’apprendre la théorie et de pratiquer en même temps. Elle intègre dans la foulée l’équipe de Verena Tremel au Studio Rituel et donne très vite des cours particuliers à ses amies, puis les amies de ses amies…

Photo Cokney

 

Grâce à ses différentes études et formations, elle établit des programmes sur mesure pour chacun et son agenda n’en finit plus de se remplir.
Elle monte le symbolique Badass Pilates Club en 2015, parce qu’on peut prendre soin de soi sans pour autant arrêter de vivre. Le principe est simple : s’écouter et se comprendre.
C’est dans cette optique qu’elle travaille en parallèle au Centre Chiropractic de la Colonne Vertébrale et qu’elle rentre de formation au massage en Thaïlande.

Être bien sans être chiant, voilà la vraie révolution healthy de 2017.

Pour la suivre c’est par là.

1 Comment

  1. Marchais Anne says

    Vraiment ça donne envie et si je ne la connaissais pas et ne savais pas déjà que tout ce qui est écrit est vrai alors j aurais très envie de la rencontrer.
    Très bel article, félicitations

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