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RENCONTRE AVEC L’EQUIPE DU MAG’ CULTUREL TAFMAG

Rdv est pris avec les filles de The Arts Factory Magazine (TAFMAG pour les intimes) pour qu’elles me parlent du magazine et de leur premier livre à paraître, Banana Split. Rencontre avec les trois têtes pensantes du projet dans leur bureau autour d’un (très bon) café à la vanille.

D’où vient le nom ?
Pauline a choisi le nom en Australie en s’inspirant du nom The Arts Factory Camping « un camping de hippies australiens où je m’étais rendue et qui m’avait bien plu. C’est une petite bulle dans l’Australie où tout le monde est très libre, très copain ». Elle n’avait pas encore le thème du mag’ mais « au final ça marche bien avec ce que l’on fait avec notre communauté ».

Qui sont-elles ?
Pauline, c’est la fondatrice et rédactrice en chef du mag’, créé en 2013 en rentrant d’Australie, pays où l’idée a germé. Elle a travaillé en radio, s’est spécialisée en politique africaine et a en parallèle voulu avec ce magazine parler de la scène culturelle émergente en France et à l’étranger. Rejointe par Marie & Aurore, elles se lancent à temps plein dans l’aventure TAFMAG il y a 2 ans et demi.
Une belle histoire d’amitié puisque Pauline et Aurore se connaissent depuis 20 ans et Marie s’est jointe au projet en cours de route il y a un an et demi à la suite d’un event organisé par TAFMAG où elle avait participé activement.

Aurore a accompagné le projet de Pauline dès ses débuts en tant que photographe. Puis, rapidement, elle s’est proposé en renfort pour le graphisme et lorsque TAFMAG est devenu une société, elle a pris le rôle de DA.

Marie est une ex-RP pour une galerie parisienne d’art contemporain. Elle a lâché son CDI car elle avait besoin de fraîcheur et d’idées neuves et d’un boulot où elle pourrait réellement prendre part aux projets en tant que chargée de communication. « Depuis que je suis arrivée, j’arrête pas de répéter aux filles qu’il n’y a pas un mois qui se ressemble. En vrai il n’y a pas un jour qui se ressemble ».
A la question « C’est un choix que seules des filles bossent sur ce projet ? », la réponse de Pauline est simple : « Non, c’est un hasard. Ca s’est fait par affinité mais c’est vrai qu’il y a toujours eu que des femmes mais ça n’est pas du tout par sexisme. On n’a jamais voulu revendiquer ça ».

Polyvalentes, elles sont aussi Dj et pour connaître leurs prochaines dates, ça se passe ici et ont fondé le Lab – leur agence de de production événementielle et direction artistiques.

Tafmag pour ceux qui ne connaissent pas

Voici la définition donnée par Aurore : « C’est une plateforme web et un magazine dédié aux artistes émergents français et internationaux ». Attachées à rencontrer les artistes, raconter leurs histoires et avec leurs bureaux sur Paris, elles aident pas mal d’artistes parisiens ou français venant faire leur promo sur Paris mais une bonne moitié des artistes dont elles parlent sont internationaux.
Banana Split – Les 50 artistes qui ont banane : leur 1er livre
Pauline a trouvé les thèmes et elles voulaient rester « dans cet univers un peu pop, années 80, très sucré. Notre mot-clé c’est l’optimisme ». Honnêtes, elles ne parlent que d’artistes qu’elles aiment bien. Aurore a décliné les concepts et c’est devenu un vrai book. Le premier thème, en précommande jusqu’au 15 décembre, s’intitule Banana Split-Les 50 artistes qui ont la banane, et évidemment elles pensent déjà au numéro 2 (non il ne s’intitulera pas Banana Split vol.2, elles ont de la ressource dans les idées).

L’idée de ce book ?

Très attachées au papier, elles ont édité TAFMAG n°1 (un très bel objet d’ailleurs) au format magazine traditionnel dans un milieu où la presse magazine est assez difficile à appréhender. « On cherchait une autre formule, car le papier est très précieux pour nous, qui nous donnerait la possibilité de parler de plus d’artistes ». Banana Split, c’est une micro-sélection réunie dans un seul support (même si 50 c’est déjà pas mal), d’artistes qu’elles connaissent et dont elles ont envie de parler. Dans ce bel ouvrage où elles misent à fond sur le graphisme, vous trouverez des petites présentations bilingues français-anglais « toujours, c’est important pour nous car le projet est né à l’étranger et on a envie d’être visible ailleurs » où vous pourrez vous plonger dans l’univers des artistes sélectionnés. « On veut montrer qu’il y a plein de choses qui se font ». Là où le magazine parlait des 5 artistes à suivre, le livre prend le relais et élargit aux 50 artistes à suivre dans les 5 domaines suivants : la musique, la photo, la peinture, l’illustration et la mode.

Attachées au travail bien fait, elles tissent de véritables liens avec les artistes : « d’une manière générale on aime bien ne pas faire que des one shot, les interviewer. On aime bien relayer leur actu’ ou organiser des event avec eux ».

Ambitieuses, le TAFMAG n°1 s’était bien exporté en Europe et pour Banana Split, elles visent l’international : « l’Asie, le Brésil, ce serait top car ça parle à énormément de gens et on n’est pas focalisé sur cette scène française ». Et quoi de plus normal puisqu’à la base, l’idée de leur magazine web était de présenter les artistes français à l’étranger.

Précommande de Banana Split jusqu’au 15 décembre (pour l’avoir avant Noël) et lancement le 20 décembre à la galerie Sergeant Paper (event ici).

Projet en cours ?

Le tome 2 de Banana Split « qui va arriver très vite » puisqu’elles se sont fixées l’objectif d’une parution tous les six mois « parce qu’il faut de la régularité ». Le site web, en constante évolution, a désormais une nouvelle rubrique vidéo « Melting potes » avec une nouvelle vidéo le 1er mardi du mois où elles parlent « de tous ces collectifs émergents auxquels on veut donner une place dans le magazine ».
Concernant Paris et sa vie culturelle, elles ont l’impression que plein de choses se font « des concepts de soirée évoluent, pleins de festivals apparaissent et font confiance aux petits artistes ».
On laissera à Pauline le mot de la fin : « Pour nous, c’est hyper précieux de faire partie de cette génération qui propose des choses, qui essaye de changer un peu la donne sur ce qui se proposait avant ».

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