PORTRAITS
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DU CHAPÔ AU CHAPEAUX // RENCONTRE AVEC LA MODISTE ARLETTE BURGAUD

Arlette Burgaud est modiste et passionnée.

Elle nous a reçu sur la terrasse de son atelier du 19ème arrondissement.
Nous nous sommes assises pour qu’elle nous parle de son travail et de ses chapeaux, j’avais l’idée d’une petite interview, mais c’est une plongée dans sa vie incroyable qu’elle nous a finalement offerte.

Arlette a toujours aimé les chapeaux, elle en fabriquait déjà enfant à sa poupée Peiney, mais avant d’en faire son métier à 60 ans, elle a eu mille vies !

A 16 ans, en 1968, elle délaisse ses cours privés pour les barricades.
Elle veut changer le monde et participe à la création d’un journal révolutionnaire, « La revue d’en face ». Elle n’a jamais écrit, mais s’avère être très drôle, alors ses articles sont repris dans d’autres journaux.

Après un deuxième bébé et une formation de secrétaire de rédaction, elle entre en stage au « Matin », puis créée la rubrique beauté du magazine « 7 jours madame » et travaille également à « Jour de France ».

Elle part vivre au Sénégal pendant 3 ans avec toute sa petite famille et continue ses piges beauté pour les journaux français.

En 2000, la beauté commence à l’ennuyer elle décide d’écrire des paroles de chanson, notamment pour le groupe « Jus d’Orange ».

Saut de puce à New York, où Arlette cherche un petit chapeau melon mais ne trouve malheureusement pas son bonheur. Alors elle décide de faire comme elle l’a toujours fait : le faire elle même !
Après des cours en France avec une prof ni pédagogue, ni talentueuse, elle découvre le travail d’Anya Caliendo. Cette rencontre va être décisive.

Anya était professeure d’anglais en Russie, mais aujourd’hui modiste à New York, et collabore avec les plus grands de la mode.

Arlette part en octobre 2012 à Babylon dans l’Etat de New York pour suivre 3 semaines de formation. Une véritable révélation. L’ouragan Sandy qui sévit à ce moment décourage même la plupart des autres élèves, elles sont seulement deux à suivre les cours prodigués par Anya.
Elle apprend le métier dans les règles de l’art auprès de cette femme généreuse et disciplinée.
Elle apprend aussi la patience et la précision, car il faut plusieurs jours et beaucoup de
concentration pour concevoir un chapeau dans les règles de l’art.

Le travail et le talent sont enfin réunis.
Arlette créé des chapeaux qu’elle aime et que nous aimons aussi car elle se met littéralement en connexion avec les personnes qui lui passent commandes (uniques).
N’hésitez pas à contacter cette femme, elle a de l’or dans les doigts

Son travail : http://arletteburgaud.com

Photos : Jean-Paul LEFRET http://www.jplefret.com

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Arlette Burgaud is a milliner and passionate.

She welcomed us on the terrasse of her workshop in the 19th arrondissement. We started to chat about her job and her hats. My idea was originally to get a short interview but instead I got to dive straight into her life.

Arlette has always loved hats, as a kid she used to make some for her doll Peiney, but before turning her passion into her job at the age of 60, she lived a 1000 lives.

In 1968, she is 16 and decides to turn her back to school to go to the barricades. Back then, she wants to change the world and helps to create a revolutionnary newspaper « La revue d’en face ». She had never wrote before but she turned out to be quite funny, her articles are then reprinted in other newspapers.

After a second baby and a training to be subeditor, she starts an internship at the « Matin » and then creates the beauty section for the magazine « 7 jours madame » and also works for “Jour de France”.

She then moves to Senegal for 3 years with her family and keeps writing her beauty chronilces for French papers.

In 2000, beauty starts to bore her so she decides to write song lyrics, some for the band “Jus d’Orange”.

One time while traveling to New York, she is looking for a cute bowler hat and can’t find any. She then decides to react as she always had: make it herself!
After some training in France with a terrible teacher she discovers Anya Caliendo. This encounter will change her life.

Anya used to be English teacher in Russia but is now a milliner in New York and works with the best.

Arlette leaves for Babylon, New York in October 2012 to go through a 3 weeks training. A true revelation. Because of the hurricane Sandy, happening at that time, most students are discouraged and they are only 2 to follow Anya’s classes.
She learns the trade by the book. She also learns patience and precision as you need several days and a lot of focus to make one hat.
Work and talent are finally together.
Arlette makes hats she loves and that we love as literally connects with the people ordering (unique pieces).
Do not hesitate to get in touch with her, she has gold in her hands

Her work: http://arletteburgaud.com

Photos: Jean-Paul LEFRET http://www.jplefret.com

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