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PLI, la revue, ou quand 1+1+1=1

Sortir une revue comme un grand, de nos jours, c’est un vrai parcours du combattant. Mais c’est le défi qu’ont relevé Christopher, Marion et Adrien avec PLI, leur magazine sur l’architecture et l’édition. Leur but : comprendre le lien qui unit ces deux disciplines et par quels biais elles sont amenées à travailler ensemble. C’est aussi l’histoire de la collaboration entre trois personnes venues d’univers différents. Donc passionnant.

Le numéro 01 avec pour thème « l’hypertextualité »sort ce jeudi à la Librairie Volume.
Au programme : exemplaires numérotés fraîchement imprimés (en offset, risographie et sérigraphie), affiches, tote bags et cartes postales crés par des illustrateurs et graphistes pour l’occasion. Le Print Van Paris sera aussi de la partie.

Hyper-rencontre.

– Quel est votre parcours avant d’arriver jusqu’à Pli ?

Christopher : Je suis encore en études d’architecture et j’entame mon diplôme dans les semaines à venir. Une première édition, Volume Magazine, m’a donné une première expérience dans ce milieu. Ensuite, cela a été assez long puisque c’est une recherche qui s’est étirée pendant presque deux ans. J’ai voulu avancer sur ces idées et essayer de comprendre pourquoi l’édition avait un véritable intérêt. Je l’ai donc transformé en mémoire. Pli est une source de recherches qui concentre des aspirations mais aussi une volonté de transformer l’outil éditorial comme un moteur à réflexion, même personnelle. La première thématique est source de première recherche sur le micro-développement par exemple.

Adrien : Je ne viens ni du milieu de l’architecture, ni de celui de l’édition à la base; j’ai suivi des études en publicité/communication. Même si j’ai toujours aimé le medium du papier et le monde de l’édition en général, et ai toujours été intéressé par la création au sens large du terme.
J’ai rencontré Christopher, on a parlé de son projet, je lui ai amené mon point de vue et ai tenté de lui apporter un oeil neuf et extérieur afin de l’enrichir. Ce qui n’était au premier abord que de simples conseils s’est transformé en véritable collaboration.

Marion : J’ai fait des études en communication et publicité. Je me suis petit à petit dirigée vers la production audiovisuelle, notamment la post-production.

– Comment vous êtes vous rencontrés ?

Adrien, Christopher, Marion : Christopher et Marion se sont rencontrés au lycée, d’où ils sont restés amis. Un peu plus tard, Christopher est parti en année d’échange à Montréal, où il a rencontré Adrien. Tous les trois de retour à Paris, l’équipe s’est formée assez naturellement et l’aventure Pli était lancée. On a aussi rencontré un super graphiste, Jean-Baptiste, qui a conçu toute l’identité visuelle de la revue.

– Pourquoi monter Pli ?

Christopher : Bonne question. Je dirais pour essayer de se questionner sur ce qu’est une revue, encore et toujours, mais encore plus en architecture. Pli c’est aussi essayer de monter une dynamique, au delà du papier, toujours plus créatif et toujours plus ouvert. L’idée c’est d’ouvrir mais de toujours axer sur la relation entre ces deux domaines. On s’est rendus compte que ça questionnait aussi des personnes complètement extérieures à ces milieux.

Adrien : Ça vient d’une envie d’aider (Christopher) au tout début, puis cela s’est transformé en l’envie de vivre une aventure, personnelle et de groupe.
Le fait de créer une nouvelle revue de toute pièce, en pleine crise de la presse, est un challenge super intéressant et motivant. Cela t’oblige à être hyper créatif, rigoureux et qualitatif. D’ailleurs, ce côté qualitatif est l’un des piliers de Pli (avec la volonté d’ouverture/collaboration et les liens entre architecture et édition). Dès le début l’idée a été de créer un véritable objet en terme de forme, pointu en terme de contenu mais pas élitiste, ni fermé. Je pense que cela vient du fait que 2 des 3 membres de l’équipe viennent de milieux autres que celui de l’archi, tout en étant intéressés par celle-ci.

Marion : Au-delà de mon attrait de toujours pour l’objet imprimé, monter une revue est une expérience géniale (et stressante aussi) qui m’a toujours attirée. La première fois que Christopher m’a parlé du projet, je ne savais pas vraiment si j’y avais ma place, étant donné que je ne viens ni du monde de l’architecture, ni de celui de l’édition. En fin de compte, pour ce qui concerne la production de la revue, il y a beaucoup de similitudes avec la production audiovisuelle. La base est la même, et c’est très enrichissant d’en comprendre les particularités. Et puis en dehors de l’aspect production, monter une revue de A à Z est une vraie aventure avec tout ce que cela implique. Le fait que l’on soit trois, de différents milieux, amène beaucoup de questionnements et discussions pour Pli et ce que l’on veut en faire.

– A quoi vous ne vous plierez jamais ?

Christopher : À la qualité et à l’objet papier ! Et à surtout ne jamais parler d’origami dans la revue !

Adrien : Aux égo surdimensionnés je dirais. On prône la collaboration “active” avec Pli, on est une revue de micro-édition, une toute petite équipe avec de petits moyens mais de grandes ambitions. Pour nous, une revue ne doit pas seulement être un recueil et une mise sur papier de différents égo de personnes, mais doit être le résultat d’une émulsion créative entre les différents intervenants et l’équipe. Le mieux pour nous étant de faire se rencontrer les gens, afin qu’ils puissent s’enrichir mutuellement et créer de la valeur. C’est la démarche que l’on a voulu insuffler à toutes les étapes de création et production de la revue.

Marion : On s’est toujours dit qu’on ne ferait jamais l’impasse sur la qualité de la revue. On n’a pas les moyens ou le temps de le faire maintenant. On garde ça en tête et on trouve des solutions. Par contre on se pliera toujours en quatre pour Pli !

– Quels sont vos projets pour Pli & hors Pli ?

Christopher : On est en train de mettre en place un événement Pli sur un week-end mi-octobre, avec la volonté de rendre dans l’espace, tout ce que le numéro 1 soulève comme questionnements, créations et recherches. On est très motivés pour donner une place aux personnes ayant été publiées mais aussi de donner la possibilité aux personnes non publiées (faute de place ou de chemin de fer) d’être valorisées. C’est très important pour l’équipe.

Adrien : Ça prendra la forme d’un week-end Pli “déplié” : sortir le contenu de la revue en 3 dimensions, avec une expo, des work-shops, des discussions, des rencontres… En gros, il s’agit d’utiliser les rencontres faites, le potentiel des personnes rencontrées, d’aller plus loin, de leur offrir la possibilité de montrer leur travail, de partager notre (jeune) expérience, d’en discuter, etc…

Marion : En ce qui concerne la revue, on espère aller le plus loin possible en continuant à faire plein de collaborations géniales comme c’est le cas depuis le début. Pour la suite, l’idée est de réussir à récolter assez de fonds avec les ventes du numéro un pour pouvoir produire le deuxième… et ainsi de suite ! On attend impatiemment le lancement (le 24 septembre). Pour l’instant ça reste notre projet, les gens ne savent pas trop à quoi s’attendre, alors on a vraiment hâte (et un peu peur aussi) qu’il se concrétise !

www.plirevue.com

event facebook :

https://www.facebook.com/events/403897139807694/

 

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