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RENCONTRE AVEC JEAN-PAUL LEFRET // LE PHOTOGRAPHE DES ARCHANGES URBAINS

DU 26 octobre au 9 novembre 2016, Jean -Paul Lefret exposera ses Archanges Urbains à la mairie du 13ème arrondissement de Paris dans le cadre du Salon de la Photographie.
1, place d’Italie
75013 PARIS

Nous avons rencontré le photographe Jean Paul Lefret chez lui, dans sa maison-studio photo « LA SALLE DE BAIN »

et il a répondu à quelques questions pour nous.

Quel est ton métier ? 

Photographe. Je photographie des gens. Que ce soit pour la mode ou pour mes projets artistiques plus personnels. Ce que j’aime c’est le rapport avec les gens, les modèles ou l’équipe qui m’entoure, c’est un vrai travail d’équipe où on fait appel aux personnalités et aux idées de chacun.

Quelles études as tu fait ? 

J’ai un BTS photo de l’école Louis Lumière. J’ai commencé en tant qu’assistant au studio Rouchon. J’ai décidé de me lancer en free-lance assez vite. Mais j’ai aussi été prof de photographie dans une école et j’ai été paparazzi au festival de Cannes ! Ça n’a pas duré longtemps mais c’était très drôle.

Quels sont tes inspirations ? 

Guy Bourdin, Helmut Newton… Mon premier grand souvenir de photos était une exposition d’Helmut Newton au centre Américain à Paris où il était projeté dans une salle noire toutes ses photos de femmes avec des minerves avec pour un son très fort de bruit de train. Ça c’est vraiment mon premier choc photographique.
Mais il y a aussi Mapplethorpe, Cindy Sherman…

Quels sont les meilleurs souvenir que ton métier t’a apporté ? 

Mes projets personnels photographiques m’ont amené dans des endroits incroyables à faire des trucs un peu dingues !
Comme accrocher des enfants coréens en tenue traditionnelle dans des cerisiers en fleurs à Séoul. Drôle. J’ai aussi photographié des inuits. Je suis allé à Tiwi Island, une île au nord de Darwin en Australie, pour photographier des aborigènes. C’est que j’appelle de l’ethno-mode, c’est aller photographier des enfants d’éthnies diverses avec des pièces mode dans la série. Il y’a toujours un lien fort avec ces peuples, ils m’accueillent chez eux et en échange je peux financer des études pour certains ou aider à construire une école ou une route. Cela demande beaucoup d’organisation, mais ce sont des expériences complètement folles.

As-tu un très mauvais souvenir ? 

Oui ! Le souvenir d’un shooting à New York pour un catalogue, le projet était de photographier quatre modèles hommes en vue panoramique sous le pont de Brooklyn. Pour des raisons de budget et de délai, nous avons dû louer le boîtier panoramique à NY sans pouvoir le tester… On shoote toute la journée, j’envoie les films au labo pour le développement et quand je reçois les test le lendemain, le sol s’est dérobé sous mes pieds,l’obturateur de ce boîtier fonctionnait de manière aléatoire, ça ne rendait pas du tout ce que je voulais. Il a fallu tout recommencer !

D’où vient l’idée des Archanges ? 

À la base, avec Moraya Walker, avec qui je travaille depuis des années, nous voulions faire une série sur les icônes. Ce que nous trouvions intéressant, c’était de placer ces vierges iconiques dans des endroits urbains difficiles. J’adore la ville, mais il y’ a vraiment des endroits que je trouve vraiment inadaptés à l’être humain. Donc nous sommes partis au quatre coins du monde pour photographier ces endroits et ensuite y intégrer les icônes. Ça représente pour moi tous les travers de la société de consommation, de la surpopulation, du mal de vivre en opposition avec une certaine vision de la pureté et de la sagesse.

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Les Archanges ont été exposés en 2012 à Paris et en 2013 à Paris et Hanoi au Vietnam. Chaque exposition donne lieu à une installation au cœur de la ville en parallèle. Vous pouvez retrouvez toutes les Archanges sur le site http://www.archanges-urbains.com.
Et le travail de Jean-Paul sur le site http://www.jplefret.com.

Photos et video Jean-Paul LEFRET

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