FASHION, PORTRAITS
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RENCONTRE AVEC STEPHANIE ALLERME // LA JOLIE CRÉATRICE DE MA DEMOISELLE PIERRE

Stephanie Allerme incarne la slasheuse par excellence. Cette créatrice de bijoux et consultante en communication a monté en 2012 son studio créatif où ont eu lieux des fêtes incroyables. Elle est aussi décoratrice, instagrameuse, bloggueuse, humaine, instinctive, solaire… Elle est devenue l’incarnation de sa marque, elle est Ma Demoiselle Pierre.
Pour Balthazare Magazine c’était une évidence, on devait absolument vous parler de cette jeune femme qui a mille vies à la fois, qui incarne son époque et partage ses passions. Sa devise ? « À ceux qui osent, rien n’est impossible. ». Oser, voilà ce qu’elle a toujours fait, oser pour aller au bout de chacune de ses envies. Portrait.

1- Elle aurait pu devenir musicienne.
Je suis née dans une famille de musiciens donc j’ai commencé la musique –piano et flûte traversière – à 4 ans. Tous mes cursus scolaires étaient tournés autour de cela. Jusqu’à mes 18 ans, la musique était mon quotidien. L’année de mon bac j’ai raté ma médaille d’or de piano, la dernière étape du Conservatoire. À partir de ce jour, je n’y suis jamais retournée et je ne voulais plus jamais entendre parler de musique.

2- Elle avait un grand rêve, « Elle Magazine ».
Je m’intéressais beaucoup à la mode et dans mon esprit, c’était indissociable du métier de journaliste. Comme beaucoup de filles de ma génération j’ai grandi avec Elle Magazine alors en toute logique, je rêvais d’y travailler ! À 17 ans, j’ai donc fait une école de journalisme à Lyon, en spécialité presse écrite, pour
accomplir mon rêve et peut-être travailler chez Elle. Je tenais ma propre chronique d’un quotidien étudiant qui s’appelait « Ma Demoiselle », c’était mon mini-magazine féminin. C’est de là que vient le nom Ma Demoiselle Pierre !

3- C’est en agence de communication qu’elle a forgé son expérience.
En arrivant à Paris, j’ai d’abord été habilleuse sur les défilés. Cela m’a ouvert une première porte sur cet univers que je ne connaissais qu’à travers… Elle magazine ! J’ai quand même passé un entretien de stage dans une grande agence de communication. À cette époque, je ne connaissais absolument rien de ce métier. Je suis arrivée stagiaire dans cette agence et j’ai fini directrice du pôle Mode. J’avais beaucoup d’autonomie et de responsabilités, on me laissait mettre en place mes idées… Avec du recul ce fut très dur mais j’ai énormément appris.

4- Lorsque Ma demoiselle Pierre a vu le jour…
Je travaillais encore dans cette agence quand Ma Demoiselle Pierre a vu le jour. La bloggeuse Punky B. a été le premier coup de pouce de la marque. Elle a posté un article à mon sujet et en 48h j’ai vendu 200 bracelets. Là, j’ai compris le potentiel qu’avait Ma Demoiselle Pierre et aussi celui du milieu des bloggeuses, encore émergeant en 2008.J’ai donc arrêté mon travail à l’agence pour développer ma marque de bijoux tout en étant freelance en communication. Ces deux activités, très liées, se sont rapidement développées. Cette époque a été très intense mais extraordinaire.

5. Le 155 rue Amelot, un lieu à l’image de Ma Demoiselle Pierre.
Je voulais m’installer dans un bureau mais que je voulais améliorer à ma manière. Je suis donc arrivée à cette adresse que j’ai transformée en concept store. J’y présentais mes bijoux et en parallèle j’y recevais mes clients pour mes réunions. Ce lieu a été pensé comme un appartement avec un canapé, une table basse, sauf que tout était à vendre !
On pouvait acheter des produits de beauté, des bougies, des sacs à main Amélie Pichard, des accessoires IRM design, des tee-shirts, de la papeterie, mes bijoux… Le 155 a été le centre névralgique de toutes les synergies, avec beaucoup de rencontres. Je faisais parfois jusqu’à 3 événements par mois pour présenter des artistes et des marques. Mais, j’ai décidé de mettre un terme à cela car on s’éloignait du format boutique et de l’histoire que je voulais raconter. Je veux continuer l’aventure différemment, garder l’énergie, la nouveauté que Ma Demoiselle soit un lancement perpétuel…

6. Elle a écrit son histoire comme on écrirait un film.
Avant même que les bijoux existent, j’ai créé l’histoire de la marque, l’identité graphique et le blog. J’ai procédé un peu comme pour l’écriture d’un film : avant de raconter l’intrigue on écrit d’abord tous les « à côtés » des personnages. Ici, avant de créer mes bijoux, j’ai d’abord créé tout l’univers autour. Sur mon site, j’ai donc l’e-shop et un journal où je parle de mes rencontres, des endroits où je vais. J’ai ancré mon image dans un esprit citadin avec un côté androgyne. Le masculin-féminin est l’essence même de Ma
Demoiselle Pierre.

8. Sa prochaine collection de bijoux s’appellera Chambre 155,
Le 9 décembre, je lance « Chambre 155 », ma nouvelle collection de bijoux. C’est une ligne plus minimaliste, composée de 6 pièces, ça sera véritablement ma ligne signature.
J’ai voulu faire un bijou à porter au quotidien, celui qu’on garde, qu’on chérit et qui a une vraie personnalité. À cette occasion, j’ai utilisé et retravaillé le stop-cordon comme fermoir de mes bijoux. Cette méthode m’a value une collaboration avec Reebook et une autre avec Le Printemps, pour leurs 150 ans. J’ai aussi eu beaucoup de commandes à l’étranger (Tokyo, Seoul, Québec) dans de très belles boutiques.

9. Elle a conçu un programme sur mesure pour le lancement de Chambre 155.
A l’occasion du lancement « Chambre 155 », j’organise un événement au Dupond Smith, un très bel hôtel cinq étoiles dans le cœur du Marais.En plus de ma nouvelle collection, la créatrice Tassia Cannelis présentera son premier parfum : « Epicène », une fragrance neutre, sans genre, tout ce que j’aime.Et, pour faire le lien entre nos deux univers, on a imaginé un bijou à quatre mains.
Il y aura également l’illustratrice Melody Leblond qui vous régalera de ses mots d’humour.
Le tout accompagné d’un bar à cocktail, d’un service de conciergerie beauté qui prendra soin de toutes mes invitées et d’autres surprises ! Je veux que les gens se sentent bien, comme s’ils étaient dans une chambre d’hôtel… 15 de mes followeuses seront également invitées.

10. C’est aussi une aubergiste dans l’âme…
Le temps de sa collaboration avec La Redoute et Frichti, elle a transformé le 155 rue Amelot en véritable studio et y organise diner et déjeuner.Au 155 j’ai notamment rencontré Julia qui a lancé un service de livraison à domicile de repas faits maison : Frichti. J’ai adoré son concept, et j’ai voulu le faire découvrir au plus grand nombre. Du coup, j’ai fait revivre jusqu’à Noël le 155 rue Amelot ! Je l’ai décoré en partenariat avec La Redoute Intérieurs comme une maison à l’image de mon univers. J’y invite des clients, des amis, des nouvelles rencontres, autour d’un repas Frichti, comme s’ils étaient chez moi. Je veux continuer à faire des synergies, créer des associations entre les gens… J’ai besoin de faire des choses qui font sens. On est dans une société de consommation et de communication, on s’habille, on achète, on boit, on mange, donc autant le faire bien, avec de jolies histoires.

Vous pouvez retrouvez sa collection Chambre 155 sur son e shop http://www.mademoisellepierre.com/69-e-shop
Pour découvrir son univers son site est aussi agrémenté d’un journal de bord : http://www.mademoisellepierre.com

 

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